Mucho Mucho #06︱Une approche consciente de son cycle

3/09/2020

Ces quelques mois à Barcelone

 
J'espère que vous suivez bien toutes le rythme ici parce que c'est quelque chose.
J'ai quitté Paris en novembre dernier pour Barcelone. En partant là-bas, je me voyais déjà y rester des années, plusieurs dizaines même peut-être. 
Faire / refaire ma vie, développer l'activité de thérapeute, créer tout un tas de projets, aller faire du yoga sur la plage et tout, et puis j'ai appris que je ne décidais de rien et surtout pas depuis les projections.

J'y suis restée un peu plus de 3 mois au total, et les expériences là-bas n'ont pas été de tout repos.
Je me suis demandée pourquoi est-ce que j'étais si attirée par cette ville ? Pourquoi est-ce que mon inconscient m'avait guidée jusque là-bas ?
Il y a avait les racines d'abord puisqu'une partie de ma famille est catalane, mais ça allait au delà de ça.
Barcelone c'est la Terre de l'indépendance, probablement que j'avais besoin d'y faire un tour. 
De lâcher pour de bons des schémas de vie, des relations et avant tout ça, une relation de moi à moi-même pas forcément très fluide.
D'aller vers plus d'acceptation.

Seulement à Barcelone, c'est une Terre ou l'indépendance se construit par la guerre. L'indépendance est un combat, et je dois dire que j'étais pas mal dans cette optique là quand j'ai déménagé.
On connaît toutes & tous leur combat littéralement, pour leur autonomie, et c'est d'ailleurs assez palpable là-bas, véritablement dans les gênes de chacun. C'est impressionnant.

Au bout d'un moment, moi toutes ces histoires de pouvoir / contre pouvoir, ça m'a gavée.
Je crois que des croyances / vibrations liées à la guerre me quittaient justement.
Faire la guerre pour revendiquer ma Nature de femme, mon corps et imposer ma présence là où toute ma vie j'ai eu du mal à exister, c'était l'idée que je me faisais de l'indépendance.
C'était l'idée que je me faisais de celle que je voulais être, au lieu d'être tout simplement sans guerre ni combat.

Je faisais régulièrement des allers & retours à Paris pour les consultations, et à chaque fois quelque chose me semblait différent à Barcelone. C'est comme une relation ou plus on se cottoie plus on se dit qu'on est décidément plus compatibles. 
Ce qu'au début je tolérais, ce qui me passait au dessus on va dire à vite commencé à m'étouffer à savoir la drogue. Je ne vous fais pas un dessin, mais globalement la drogue & l'alcool abaisse notre taux vibratoire, c'est aussi la portée d'entrée pour tout un tas de choses pas très porteuses ni lumineuse on va dire.
Et puis avant d'avoir cette conscience énergétique, de toute façon la drogue c'était pas mon trip du tout. Sans dire que tout le monde se bourre le cerveau à la petite poudre blanche, c'est quand même très implantée dans la culture là-bas. 
Barcelone, ville d'indépendance où j'ai connu et vu la dépendance donc. 
Rien n'était plus aligné pour moi là-bas, c'est comme si tout était à contre courant avec celle que je devenais justement.

Là bas, les capacités médiumniques ce sont assez affinées, j'étais devenue comme une sentinelle à tout sentir, tout voir même au délà des apparences. A sentir l'inconscient derrière un mot, une parole prononcée, et à en avoir terriblement peur.
Aujourd'hui je me rends compte que c'était simplement une aide pour me permettre de ne pas me lier avec n'importe qui. Sous le pretexte de m'intégrer là-bas, de me sociabiliser, je me suis oubliée, ma nature et mes valeurs, quitte parfois à dire OUI à des gens avec qui je n'avais strictement rien à faire.
Mais pas du tout sur la même longueur d'ondes.
Je ne dis pas être "supérieure" à qui ce soit, mais simplement encore une fois et ça c'est bien normal, y'a des gens / des vibrations qui ne sont pas compatibles les unes entre elles.
Vous me mettez un cocaïnomane sous le nez, ça va pas le faire.

J'ai eu très peur de ces perceptions, de tout ce que je sentais à propos des uns et des autres dans le sens où je refusais de voir que Barcelone c'était plus pour moi.
Certains vivent des expériences absolument fabuleuses là-bas, mais pour moi ça reste une ville hyper dense, très lourde et au bout d'un moment c'était devenu une évidence qu'aucun projet ne pouvait être fertile pour moi là-bas.

J'ai aussi participé à 2 formations de Yoga, une première de Yin Yoga absolument génialissime, et une autre de Vinyassa Krama que j'ai abandonné en cours de route.
Ça non plus ce n'était plus aligné avec celle que je devenais. 
Dans cette formation, j'ai rencontré des pratiques de magie blanches [dévotion, mantras...] et beaucoup d'égo spirituel, c'est pas nouveau ça dans le monde du Yoga.
Alors si j'ai croisé toutes ces expériences, vous allez me dire, c'est que c'était bien présent chez moi. Oui et oui mille fois, oui dans le sens j'accepte de le vivre, j'accepte ces parts de moi pour les dépasser justement.
C'est dans ce sens où Barcelone m'a permis de passer des caps de conscience assez incroyables.
Ne pas avoir peur du mouvement.
Ne pas avoir peur de faire de l'espace, surtout pas. 
Parler d'émancipation et non pas d'indépendance, c'est là toute la nuance que je retiens.

Aujourd'hui j'habite à la campagne, toujours en Espagne et nouveauté, je n'exclus plus de déménager quand je le sentirai.
J'accepte de faire partie du mouvement et de l'incarner avec davantage de souplesse.
Voilà l'idée que je me fais de la nature féminine désormais, et il a fallu passer par le combat ailleurs sur une Terre qui vit et diffuse la lutte, pour revenir à beaucoup plus de douceur envers moi et la vie.

A très vite
Jessica

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